lundi 6 février 2012

Si…

Si on m'avait dit, si on m'avait prévenu
Si j'avais pu savoir, tout cet inconnu…
Si tu m'avais dis, si tu m'avais prévenu
Au risque de ne pas croire, jamais plus.

Qu'il n'est jamais trop tard, pour mériter son due
Que dans le dos se moquent les mâles entendus
Qu'il faille souffrir autant pour ne jamais plus
Que tous ces pièges béants à mon corps défendu


J'aurais signé en bas de ma plus belle plume
Trainé souriant ces biens lourdes enclumes
J'aurais sorti plus tôt mon âme de la brume
Fendu de ma course folle cet épais bitume

Longs furent les tracés vers si belle peinture
Les esquisses manquées, toutes les fioritures
Les desseins déchirées de toutes ces ratures
Tous ces faux "sans blanc", ces caricatures


A genoux d'abord puis debout encore
Spectateur assidu de ce "coeur à corps"
J'écoute et compose dans ce beau Quatuor
À corde sans cible mais toujours à bord.

Février 2012

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